Elus locaux
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Dans un souci de conserver nos institutions malgrès le désastre qui frappait notre pays, notre gouvernement a réorganisé les méthodes d’élections de ceux qui nous représentent.
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Avant, les citoyens libres et consentants de notre pays élisaient leur dirigeant après avoir pris part de leur programmes, clairement exposés, et mûrement réfléchit à ce qu’il pensait être la meilleure voie pour le pays.
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Malheureusement, la grande part de citoyens incapables dorénavant de mobiliser leur intellect a conduit l’état à revoir ses méthodes.
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Dorénavant, les élections se déroulent en accord avec leurs possibilités. Les cours d’écoles, dans lesquelles se déroulaient les scrutins, se sont vu recouvertes d’immenses camemberts tracés à la craie et partagés en autant de parts que de listes présentes.
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Au fur et à mesure que des zombies se présentent, on les dirigent gentiment vers le centre puis on les laisse déambuler jusqu’à ce que chacun reste plus de 2 mn dans le même secteur, temps au bout duquel on considère que son choix est fait.
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La méthode a montré son efficacité puisque les résultats obtenus se sont avérés sensiblement identiques à ceux d’avant l’Accident mais les candidats se sont offusqués de ne pouvoir influencés les choix de leurs électeurs. Pour les contenter, on leur a donc laissé le droit d’intervenir sur la direction des votants.
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Les moyens mis en place ont rivalisé d’ingéniosité ! Certains poussaient les zombies à coup de fourche, espérant par la peur les pousser dans la direction de leur choix et d’autes jetaient des morceaux de viandes dans leur secteur attirant ainsi les gourmands.
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Bien évidemment, les humains non-contaminés conserve le mode d’élection classique mais leur vote pèse peu face au nombre de morts-vivants impliqués.
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Notre président est le premier élu par cette méthode. A l’époque, il avait eu la bonne idée d’utiliser des photos de viandes à la place de vrais morceaux et avait pu ainsi attirer un maximum d’électeurs alors que les autres ne proposait que de la viande qu’ils avaient vraiment à disposition.
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Finalement, l’important est que nos institutions soient respectées.








