Mac flesh
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Au milieu des émissions de divertissements et de fêtes, adaptées à la nouvelle physiologie du système neuro-moteur des zombies, des nouvelles filtrent parfois des pays étrangers.
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En Aiglie la contamination à déjà eu lieu depuis longtemps et plus de 95% de la population s’est zombifiée. Le gouvernement de ce pays s’est adapté plus vite et mieux que les autres au phénomène et tout est fait pour que les habitants, malgrès leur état de décomposition avancée, conservent leur droits de libre citoyen du monde libre.
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Comme partout ailleurs, des zombies un peu plus pugnace que les autres, ou sans doute plus gourmand, ont mis en place un système de ravitaillement à leur avantage.
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Les zombies, malgrès l’absence de besoins vitaux comme le sommeil ou l’hydratation, pourrissent, c’est un fait. Pour ralentir leur pourrissement, la plupart tentent de regagner le soir venu un endroit sec et à l’abri des intempéries voir des bêtes sauvages.
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En échange d’une telle protection , certains se sont vu proposer de donner un petit bout de leur corps, si possible pas trop décomposé, à d’autres qui s’en nourrissait,trouvant ici un ersatz de viande humaine à défaut de mieux.
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Tous les mois, ils récupéraient ainsi un petit bout de phalange, un lobe d’oreille ou un talon d’achille.
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Malheureusement, il semblerait que la viande pourrissant trop vite,les corps perdaient de la valeur beaucoup plus vite que prévu et risquaient rapidement de ne plus rien valoir. Il a alors été décidé de récupérer de plus gros morceaux de viandes, tant qu’elle était encore fraiche.
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Cependant, les zombies “fournisseurs” ne purent rapidement plus fournir. un bout de doigt par-ci par-là , passe encore mais lacher une jambe entière amputait gravement leur capital corporel, dernière possession qui vaille quelquechose.
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Les rentiers de la viande expulsèrent rapidement les pourrissants des abris mais la panique se propagea. Partout on craint de manquer de viande fraiche et pour couronner le tout, tout ceux qui avaient tablé sur des corps de zombies pour se nourrir se rendirent vite compte que cela nécrosait trop vite pour rester comestible.
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A l’heure actuelle, personne n’arrive à dire comment va évoluer la crise. Ici, on assure que les stocks de viandes sont bons et que l’on pourra toujours prélever sur les vivants mais des massacres ont déjà commencé et tout morceau de viande pas totalement vert est source de bagarre.
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Notre président affirme que les vivants ne doivent rien craindre, la viande de notre pays pourrit moins vite graçe à son climat plus froid mais franchement, je m’inquiète.
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D’ailleurs, je trouve qu’il a le teint un peu verdâtre ces derniers temps, je crois qu’ilest en train de pourrir lui aussi…








