Damp Squib
Etant admis que les zombies conservaient leur citoyenneté, il fallut malgrès tout augmenter le corpus des lois pour gérer les interactions entre ce qui constituait maintenant deux branches bien distinctes de la race humaine.
Le gouvernement s’y attela promptement mais dans chaque région, dans chaque village, on n’attendit pas les technocrates et la coutume s’installa.
Du coté Ouest du pays, majoritairement, les humains indemnes laissèrent les zombies vaquer librement, accordant même leur autonomie aux cités complètement atteintes, même si dans ces cas “autonomie” rimait avec “c’est pas mon souci”.
Sur la façade orientale par contre, on argua que la nation était indivisible et que les cités zombies appartenaient au pays depuis des siècles et que le pays continuerait à en assurer la prospérité tant qu’elles resteraient sous son égide. Pour faire bonne mesure, des milices privées se fendirent même de raids chez les morts-vivants pour leur montrer à coup de hache qu’ils garantiraient leur protection envers et contre tous s’il le fallait.
A la capitale pendant ce temps-là , nos responsables avaient réfléchis et conclu que les droits de l’Homme devaient être respectés. Cependant ils oublièrent de préciser si les zombies étaient considérés comme des Hommes ou pas.
S’ensuivit donc une cacophonie pour savoir ce qu’il convenait de faire avec les régions de l’Est dont la barbarie révulsait le reste du pays mais qui profitaient d’un flou juridique suffisant pour agir impunément. Qui plus est, la puissance industrielle de ces régions crût suffisamment de l’emploi des zombies comme main-d’oeuvre pour que certains ferment les yeux sur leurs pratique.
Finalement, le gouvernement décida que tous les produits sorties des usines de l’Est devraient porter un label ”a nécessiter de nombreux morts” pour être mis sur le marché. Ainsi chaque citoyen savait et était donc libre d’acheter en connaissance de cause.
Notre président dit que pour sa part, il déplore l’usage de morts-vivants dans la confection de produits manufacturés mais qu’il faut reconnaitre aux dirigeants qui ont eu l’audace d’en utiliser le m’rite d’être courageux. Comme de toute façon il peut se permettre de se payer des produits fabriqués par des humains, il n’est pas vraiment concerné.








