La vie de famille et la vie en communauté

La quantité de vos interactions sociales peut être une question de vie ou de mort.

Dans le cas où vous voulez absolument conserver votre unité familliale, la seule solution sanitaire consiste en l’exile dans un désert, de préférence froid et sec toute l’année, la chaleur et l’humidité favorisant la prolifération bactériale. Vous devrez vivre en autarcie, c’est-à-dire apprendre à gérer votre potager (légumes), votre verger (fruits), vos champs (céréales et légumineuses), etc.

Afin d’éviter toute contamination, il est déconseillé de chasser les animaux à sang chaud : vous avez donc tout intérêt à vous installer auprès d’une étendue d’eau où vous pourrez pêcher. Seuls un rationnement sévère et un minimum d’exploitation de vos enfants vous garantissent les meilleures chances de survie. Enfin, évitez de laisser une adresse lorsque vous partez afin de ne pas tenter les morts vivants en manque de pâture. Les citoyens dont les aptitudes à l’autarcie sont basses ou qui ne connaissent de vie que citadine n’auront d’autre choix que demeurer dans leur environnement urbain.

 

Logiquement, on penserait efficace de limiter au maximum toutes les interactions superflues ou nécessaires qui impliquent la présence de deux sujets. On prévoit donc un boom sur le marché immobilier en ce qui concerne les T1, les colocations et familles se défaisant suite à ce jugement hâtif. Hâtif car de nombreuses études ont démontré que plus les interactions sociales de qualité éaient réduites, plus le sujet en question était vulnérables aux virus, diabètes, cancers et mourrait tôt. Dans le cas donc où vous n’avez pas la possibilité de vous trouver un coin de désert avec des amis proches ou des membres de votre famille vivables ( !), vous avez tout intérêt à multiplier les contacts afin d’augmenter la resistance de votre système immmunitaire et vos chances de survie si vous contractez le virus.



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