Les zombies courent-ils ?
Les grandes religions et courants de pensée ont beau avoir des bases solides, comme un barbu qui fait boire son sang et capable de ressuciter 3 jours après s’être fait planter sur le golgotha, ils ont tous vécus à un moment de leur histoire un schisme majeure.
La question du calife légitime scinda chiites et sunnites, celle des moineaux déchira Lamarckien et Darwinien et les partisans de Loan et Leila sont appelés à s’entretuer sur 100 générations.
Dans notre petit monde des zombies couve aussi un conflit larvé.
Sur un sujet d’importance.
De GRANDE importance.
Le CEPCAM se devait de se pencher sur la question et vous livre donc aujourd’hui le fruit de ses études.
Les zombies courent-ils ?

Depuis des siècles, il semble que la question n’ait jamais été réellement tranchée. Alternativement capable de se précipiter sur une proie a toute allure et incapable de rattraper un paraplégique sans fauteuil, les zombies ne montre aucune constante de locomotion dans les documentaires qui leurs sont consacrés.
Si la question est d’importance c’est que selon leurs aptitudes, la stratégie à déployer face à une invasion change radicalement.
Face à des zombies lent, le calme et la quiétude doivent être observés afin de les aligner tranquillement à distance à l’aide d’armes à feu. Vous pouvez même vous payer le luxe de recharger.
S’ils courent, il faudra par contre paniquer et sérieusement envisager une fuite simple jusqu’à ce que des conditions meilleures se profilent.
Bref, il en va de votre peau.
Un peu de sémantique
Par zombie, terme qui justifie à lui seul des heures d’interrogations avant d’être apposé, convenons qu’on entend un corps, à l’autonomie cérébrale très atténuée et dont les fonctions physiologiques sont profondément altérées. Entre autre, il ne métabolise ni ne ressent plus rien. D’ailleurs, en tant que mort-vivant, il pourrit.
Pour la course, il s’agit d’un déplacement rapide mettant en oeuvre uniquement les organes du zombie. Dans le cas d’un zombie montée sur un bobsleigh par exemple, il s’agit uniquement d’un déplacement rapide et non d’une course, pensez-y si vous vous rendez à Calgary en période d’invasion.
Cela étant dit, il y a-t-il incompatibilité fondamentale entre l’état de zombie et la capacité à la course ?
Physiologie de la course
Prenez votre enfant de 2 mois et posez le sur ses jambes au milieu de votre salon. Forte est la probablité que si vous revenez 2 heures plus tard, celui-ci soit toujours en train de végéter à l’endroit ou vous l’avez posé, sauf si votre chien lui est venu en aide (si vous avez des chats, votre enfant est déjà probablement mort grignoté).
Maintenant, faites pareil mais avec son grand frère de 2 ans, capable de marcher, que vous appaterez avec un quelconque hochet (ou effraierez avec une dépouille d’animal). Cette fois-ci, le jeune bambin va sans doute tenter de se mettre à courir et lamentablement s’étaler comme une fiente de pigeon sur le parquet de votre salon.
La course nécessite deux choses fondamentales : un sytème musculaire suffisament costaud, que n’a pas votre enfant de 2 mois, et la coordination correcte de tous les membres impliqués dans la course, plus compliquée que la simple marche, comme ne la possède pas un enfant de 2 ans. Elle nécessite aussi un mode particulier de production de l’énergie mais nous admettrons que si la production d’energie pour la marche fonctionne, celle pour la course aussi.
Motricite
Comme tout mouvement par ailleurs, la course met en jeu l’action de la charpente osseuse (les os) par les muscles. Elle nécessite donc évidemment leur intégrité. D’entrée, on peut peut donc éliminer les zombies ayant été séparés de la moitié inférieure de leur corps dans la liste des athlètes.
Via des petites décharges électrochimiques, les muscles se contractent et raccourcissent (ou se rallongent) provoquant ainsi la rotation de l’os autour des articulations. Donc si vos muscles fonctionnent et si vos os sont costauds, il ya déjà de bonnes bases pour la course.
Cependant, comme tout sportif professionel vous le dira, ou du moins son kiné parce que lui, en tant que sportif, il n’a sans doute pas bac+10, l’utilisation des muscles provoquent de petites déchirures qui chez un corp vivant sont réparées, permettant même au muscle de se renforcer et grossir quand il est régulièrement sollicité, mais pour un organisme biologiquement inerte, les déchirures sont irreversibles.
Coordination
Au delà du simple fonctionnement bio-mécanique, les mouvement complexes nécessitent un bon commandement. Cela fait longtemps que l’on sait provoquer la contraction d’une patte de grenouille en lui implantant des petites électrodes mais n’importe quelle personne à la colonne vertébrale sectionnée vous confirmera que ses jambes, mêmes musclées, lui sont aussi inutile qu’un chapeau en forme de truite (à part pour faire joli peut être).

Un merveilleux organe, à essayer.
Si vous comparez un grand coureur sportif à une huitre du bassin d’arcachon, vous constaterez rapidement qu’en plus des jambes, le coureur bouge ses bras, ce qui parait absurde pour une course mais est plus efficace. D’ailleurs l’huître qui n’a pas de bras est relativement mauvaise en sprint.
La course nécessite à de nombreux muscles de se coordonner.Bien sûr, les muscles antagonistes doivent ne pas se contracter en même temps, sinon y en a un qui pète, mais son efficacité même réside dans une mouvement entier du corps sous l’égide d’un rythme commun, à l’inverse du PS par exemple.
Comme les vertébrés ont la chance d’avoir un système nerveux central, c’est évidemment par là que tout passe. Une partie du cerveau est d’ailleurs dévolue à cette tâche, le cervelet et le ganglions de la base.
Grâce à une boucle cortico-corticale et un traitement des informations somesthésiques, le cerveau retransmet régulièrement des ordres correctifs aux muscles de manière à conserver leur synchronisation et vous permettre une course gracieuse et harmonieuse. Dans le cas contraire, vous donnez évidemment l’air de courir avec un balai enfoncé dansle fondement.
Cette boucle de rétroaction est obtenue grâce aux informations qui remontent des muscles vers le cerveau, informations intra sensorielles, et permettent à la brute de calcul qu’est votre cerveau d’en déduire les différentes corrections à appliquer à chaque muscle. La motricité fluide implique donc une circulation de l’information dans les deux sens.
Application de ce baratin pseudo-scientifique aux organismes nerveusement défaillant.
Degradation des muscles.
A sa création, un zombie tout neuf possède à priori le même système squeletto-musculaire que de son vivant. Etant donné que la pluspart des zombies sont aptes à lamarche, on peut en déduire qu’ils possèdent muscles, ligaments et os permettant la locomotion. Cependant, comme indiqué plus haut, tout ces organes se dégradent au fil du temps. Les muscles et les tendons se déchirent, les articulations s’effritent et l’absence de métabolisme actif empêche le renouvellement cellulaire qui fait que nous, vivants, conservons tout au long de notre vie un dynamisme et une fraicheur que les morts nous envient. Les os sollicités de manière active sont renouvellés tous les 3 mois au niveau cellulaire, on peut donc espérer qu’un zombie soit totalement inapte à la course et même à la marche au bout d’un temps équivalent, ses os se brisant sans doute au moindre effort.
Sur le long terme, cela est déjà une info utile mais la majeure partie des invasions majeures ont lieu très rapidement, avant que l’on puisse compter sur la dislocation des zombies. Heureusement, si vous avez bien lu le charabia du chapitre précédent, vous en aurez conclu vous même que la course est une notion totalement incompatible de celle de zombie.
L’ataxie, ou l’art difficile de la Tecktonic
Pour saisir l’immense difficulté de coordonner ses membres lors d’une activité plus compliquée que la marche, rendez-vous au Metropolis un samedi soir.
Alors qu’au milieu de la piste s’égayent de jeunes corps nubiles touchés par la grâce de la tecktonik, les recoins de la salle cachent les affres de ceux dont le système neuro-moteur a fait un bras d’honneur à l’harmonie corporelle. Il existe même un nom pour cette maladie, l’ataxie.

Du ridicule d'un sytèmemoteur limité
L’ataxie englobe les défaillances qui touchent la boucle dont il était question plus haut entre les muscles, qui envoient l’information, et le système cérebellique qui la traite et renvoie les ordres. Dans une des variantes de ces maladies, l’information ne circule pas correctement dans le sens muscle-cervelet.
Or, la principale caractéristique des zombies est justement qu’ils ne ressentent plus la douleur puisque vous aurez beau leur truffer le corps de projectiles, ils continueront leur implacable route vers votre boite cranienne.
En l’absence de cette information cruciale, le cerveau est bien en mal d’effectuer une coordination correcte de tous les muscles impliqués dans la course. Même si les muscles fonctionnent normalement et recoivent les ordres, chacun fait ce qu’il veut dans son coin. Autant la marche sera-t-elle possible de manière un peu déguingandée, autant la course risque-t-elle de vite s’achever dans un grand n’importe quoi chorégraphique que même Maurice Bejart ne saurait dompter.
Peut être certaines réminiscences réflexes permettront-elles à un zombie de se propulser vivement vers vous au détour d’un coin de mur mais pour la course sur une longue distance, vous ne risquez pas grand chose à part un grand éclat de rire.
Bref, oubliez les sprint flippants de Zack Snyder ou Danny Boyle, les zombies ne courent pas, pas plus qu’ils ne dansent ou font du vélo. Le seul moyen pour un zombie d’aller vite est de tomber du haut d’une tour ou de prendre le train (ou un bobsleigh s’il y a une pente enneigée à proximité).
Le mot de la fin.
N’otons pas aux oeuvres qui représentent des zombies courant leur caractère spectaculaire et angoissant, c’est la magie du cinéma et on y croise aussi des hommes qui volent ou des journalistes indépendants. Mais le cinéma est là pour nous faire réver, pas pour nous entrainer à survivre aux catastrophes. En cas d’invasion, souvenez vous qu’un zombie ne court pas et qu’un bon entrainement au tir à l’arc vous sera plus utile que de courir 1 heure tous les jours. Arretez donc cette exercice futile qui limitera peut être vos problèmes cardio-vasculaires mais ne vous sera pas plus utile qu’un chapeau en forme de truite, sauf pour faire joli peut être.

alors petite anecdote la course , bipede , a était aqui par des enfant de 8 à 9 mois et save trés bien courir , grimper ect , votre théorie des 2 ans ( et non apte a courir ) n’est pas valabe si non trés bon article
Je pense qu’il est important de prendre en compte le fait qu’en l’absence d’apport en oxygène sur un temps supérieur à minute, le cerveau se dégrade très rapidement, de ce fait, les connexions éclectiques si trouvant en sont très affectées. La transformation d’un corps humains ( ou non d’ailleurs ) du statut vivant » au statut « tentative de reprise d’activité » prenant en générale, plusieurs minutes pour les plus pressés, on peu allègrement s’imaginer que les réactions, déplacements et autres mouvements en seront extrêmement affectés. Ce qui me laissent penser, qu’en cas de réelle invasions de « zombie » il s’agirait en réalité plus d’une espèce de mutant génétiquement modifiés et non d’une preuve incontestable de vie après la mort. Ce qui sous entend donc que la capacité de courses et même de coordinations de groupes est plus qu’envisageable.